29.01.2012
Coup d'aile n°27 Nicolas Jaar




Coup d'aile n°27, Resident Advisor (RA 211), mix de Nicolas Jaar en juin 2010
Ce coup d'aile n'est pas récent mais je viens d'en prendre connaissance. Mon fils, qui apprécie Nicolas Jaar (jeune compositeur américain de musique électronique, né en 1990 à New York considéré comme "the renaissance man of electronic music" par The Guardian), me signale l'hommage qu'il a rendu à Lhasa en intégrant un morceau du dernier album dans son mix. C'est le titre What kind of heart (quatrième pièce de l'album Lhasa) qui figure sur ce mix. Pour écouter, cliquer ici :
http://www.mixesdb.com/db/index.php/2010-06-14_-_Nicolas_...)

20:18
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Coup d'aile n°26 à Lhasa - album photographique




Coup d'aile n°26, sur Last FM, un très bel album photographique
Découvrez ces photographies en cliquant sur la référence suivante :
http://www.lastfm.fr/music/Lhasa+de+Sela/+images

15:16
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05.01.2012
Coup d'aile (magistral) n°25 à Lhasa : Hommage au Rialto




Coup d’aile n° 25 – Concert Hommage à Montréal les 6 & 7 janvier 12

Concert hommage (La Route Chante) à Lhasa au Théâtre Rialto à Montréal (vendredi 6 janvier 2012, supplémentaire le samedi 7 janvier)
La Route chante, le concert hommage à la chanteuse Lhasa De Sela qui se tiendra au Théâtre Rialto ce vendredi et qui affiche complet depuis plusieurs semaines déjà sera présenté en supplémentaire le lendemain, soit le samedi 7 janvier, également au Rialto, dès 20h.
Patrick Watson & The Wooden Arms, The Barr Brothers, Esmerine, Arthur H, Plants & Animals, Katie Moore, Ariel Engle, Socalled et quelques autres monteront ainsi sur scène afin de souligner le deuxième anniversaire du décès de celle qui nous a offert 3 magnifiques albums avant de succomber à un cancer le 1er janvier 2010.
Musiciens confirmés à l’heure où je saisis le message sur le site du Rialto : Arthur H, Bia, Patrick Watson & The Wooden Arms, The Barr Brothers, Jérôme Minière, Plants and Animals, Esmerine, Katie Moore, Thomas Hellman, Ariel Engle et les musiciens de Lhasa : Mario Légaré, Didier Dumoutier, Jean Massicotte, Rick Haworth, Sarah Pagén Miles Perkins, Joe Grass, Andrew Barr, Freddy Koella.
Pour les échos de ces hommages et quelques interviews, consultez notamment cet espace de Radio Canada: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spec...
ou cette rubrique : http://www.sorstu.ca/critique-hommage-a-lhasa-au-rialto-d...
celle-ci : http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/201201/07/01-44837...
ou celle-ci encore : http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/art...
12:05
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04.01.2012
Coup d'aile n°24 à Lhasa - Suzanne Dubois




Coup d’aile n°24 à Lhasa – Suzanne Dubois (Belgique)
Lhasa, par son premier album "La Llorona" qui signifie la pleureuse, donne le ton de son univers. Univers qu'est la quête de l'amour, amour rencontré puis brisé, que sont les interrogations sur l'intérêt et la difficulté d'avancer (de cara a la pared-face au mur-).
Sa poésie est simple, imagée et pertinente.
Sa voix un peu anguleuse, comme ses traits, ne roucoule pas mais fuse des tripes pour éclater et cracher parfois à la manière de Brel ou d'Arno, ses mots faits de sincérité déconcertante, tellement forte et subtile en même temps. Cet éraillement colle parfaitement avec sa sensibilité souvent à fleur de peau.
Non Lhasa n'est pas à classer parmi ces perruches jacteuses qui nous polluent les oreilles.
Là où elle repose j'aime penser que les piafs(!) l'entourent et la chérissent.
14:46
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22.09.2011
Coup d'aile n°23 à Lhasa - L'intégrale de l'oeuvre sur RUN 107.1




Coup d'aile n°23 à Lhasa de Sela in Le Scaphandrier Bicéphale, émission radiophonique sur Run 107.1 (la Radio Universitaire Namuroise, Belgique) le dimanche 25 septembre 2011 entre 16.00 et 18.00 - rédaction, animation : Justin & DL Colaux

Deux heures avec Lhasa
Mon fils Justin et moi inaugurons une émission (mensuelle et dominicale) radiophonique intitulée Le Scaphandrier Bicéphale sur les ondes de Run. Notre première édition (25/09/2011, 16.00-18.00) sera entièrement consacrée à Lhasa. Elle devrait nous permettre de diffuser l'intégralité (ou presque) de l'oeuvre de la chanteuse. Nous allons mener, avec l'éclairage d'éléments biographiques et de commentaires, une visite guidée de ses trois albums et la belle voix de Lhasa va se répandre sur la petite ville mosane deux heures durant. Nous allons, en quelque sorte, créer, à l'aide la belle sirène, un pont imaginaire entre le Saint-Laurent et la Meuse. Passer 120 minutes dans la compagnie d'une étoile filante.
Au lendemain de l'émission, la liste des titres diffusés : Rising (qui sera le générique de notre émission), De Cara a la pared, La Celestina, El Desierto, Por eso me quedo, El Parajo, Con toda Palabra, La Marée haute, Anywhere on this road, Abro la ventana, J'arrive en ville, La Frontera, La Confession, My Name, Pa' Llegara tu lado, Et on rit encore (avec Arthur H), Los Hermanos (avec Bia), Love came here, Bells, Fool's gold, Where do you go ?, I'm going in.
21:07
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23.07.2011
Coup d'aile 22 à Lhasa - Superbes photographies de Richard TESSIER




Coup d'aile n°22 à Lhasa : photographies de Richard Tessier
Le photographe Richard Tessier présente une remarquable suite de photographies de Lhasa. Ce reportage a été réalisé le 20 avril 2009, au Théâtre Corona à Montréal lors du lancement de l'album Lhasa. Je vous recommande chaleureusement la visite de ce bel et poignant espace: http://www.pbase.com/rtessier/lancement_du_cd_lhasa
Nous reproduisons ici, avec l'autorisation de l'auteur, trois de ces photographies :

Richard Tessier, tous droits réservés
Richard Tessier
4141 de Mentana #8
Montréal, Québec
H2L 3S1
514.890.1431
514.772.1652
www.pbase.com/rtessier
00:30
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13.07.2011
Coup d'aile à Lhasa 21 - Lire Lhasa chez Textuel




Coup d'aile à Lhasa n°21 - Lire son ouvrage : La Route Chante
Cet ouvrage est sorti chez Textuel, dans la collection Musik le 25/09/2008. (96 pages, illustrations de l'auteur, 210x210 mm, broché, quadrichromie, 29,90 €) En voici les références :
http://www.editionstextuel.com/index.php?cat=020369&i...


48 rue vivienne
75002 Paris
01 53 00 40 40
Lhasa – La Route Chante
C’est un ouvrage à regarder autant qu’à lire. Il rassemble travaux graphiques, collages, linogravures, croquis, peintures, dessins au crayon, à la pointe Bic ou au stylo, autoportraits, affiches, manuscrits de chansons, superbes photos de l’artiste et albums familiaux (ancêtres paternels et maternels compris). L’ensemble est parsemé de brèves évocations, de petits récits & tableaux, de billets, de frissons et d’impressions, d’une sorte de pointillé léger de sensations, de souvenirs, de réflexions. Rédigé avec la collaboration de Bertrand Richard, cet ouvrage fait songer à un essaim de petites bulles irisées que la chanteuse soufflerait vers nous, à une suite de billets et de papillons dansant au gré d’une haleine tiède, pudique et proche. J’ai parfois pensé au joli mot de Jules Renard : « Ce billet doux plié en deux cherche une adresse de fleurs ». Tout, ici, dans ces textes sobres, est fragile, délicat et doucement poétique. Au premier abord, on croit percevoir un étonnant effet de contraste : quand la parole de Lhasa est claire, déliée, légère, son travail graphique est puissant, sombre parfois, expressionniste, son trait instant, répété, ferme, son coup de pinceau marqué. Mais à bien lire, à lire attentivement la suite des textes brefs, on sent chez Lhasa, - comme cela est perceptible dans les textes de ses chansons -, une grande fermeté de caractère, des bouillonnements d’humeur, des colères, une personnalité matiérée et complexe, lucide, une immense volonté et une farouche indépendance associée à un véritable esprit de famille et d’équipe, de groupe. Ces éléments colorent et irriguent d’un sang vif le personnage de cette rêveuse un peu animiste, de cette féminité séduisante, de cette oiselle exquise au chant bouleversant. La passion habite et soulève cette fée sensuelle, cette merveilleuse fleur nomade.
La photo de couverture fixe un ton : sur le bord d’une immense autoroute en Espagne, Lhasa au grand vent, décoiffée, délicieusement grimaçante et souriante. Une signature, en quelque sorte. Si, comme l’écrit Lhasa, « il faut bien qu’il y ait un peu de glamour dans tout ce panorama », on sent néanmoins chez elle une prédilection pour le naturel, une certaine mise à distance de la sophistication.
A l’intérieur du livre, tout s’enchaîne dans une logique morcelée qui n’appartient qu’à l’artiste et que doit présider l’intensité de l’émotion, l’urgence de l’instant. On va ainsi de la grâce d’un moment d’enfance – une enfance vécue dans un dénuement constellé d’étoiles et d’étincelles – aux faisceaux entremêlés des phares qui éclairent et hantent un parcours artistique : les sages chinois, Jung, Dylan, Tom York, Cat Stevens, Bonnie Prince Billy (pseudonyme du chanteur américain Will Oldham) ou Anouar Brahem, l’oudiste tunisien. …ce que je peux faire de mieux comme chanteuse, c’est de vivre et de participer à la création de moments d’humanité avec les gens. De dévoiler des lieux où le cœur est vraiment, où quelque chose de beau va se manifester.
Lhasa se donne aussi, - il s’agit d’un des éléments constitutifs de sa complexité -, pour la somme de ses influences les plus proches et les plus intimes. Quand je suis sur scène, il y a en moi de mon père et de ma mère, c’est-à-dire le besoin vital de communiquer et la nécessité absolue que ce soit en accord avec moi-même, que ce soit vrai, que ça vienne de loin.
Elle évoque le nouveau mode opératoire de ses enregistrements, au plus proche du live, dans l’objectif d’aboutir à une performance réalisée ensemble, en équipe. Plus loin, un juron décisif (Fuck) inaugure un entrefilet : une femme à qui elle annonçait un album en anglais lui rétorque : « Ah, des nouveaux marchés ! ». Colère. A 37 ans, Lhasa avait enregistré trois albums. On comprend que la logique des marchés lui est totalement indifférente. On partage son ulcération.
Retour à des souvenirs d’enfance. Toujours du bout des doigts, dans le tact, sans désir d’effet. Splendeurs et misères. Précarité, beauté. Enfance habitée par l’appétit des livres : les sœurs Brontë, Dickens, Clive Staples Lewis (Le Monde de Narnia). Dès six ans, je voulais écrire mes mémoires. Dans le camping où réside la famille, la mère, « personnage magique, dotée d’un sens inné de la beauté », qui est aussi photographe, joue de la harpe. Le père, philosophe. Il consacre beaucoup de temps à sa fille, son « élève ». Il deviendra enseignant. Belle empreinte parentale.
Lhasa est extrêmement sensible à ses racines. Les quatre points cardinaux influencent son sang. Elle livre fièrement la (magnifique) galerie de ses ancêtres. Terreaux divers et féconds. Mes aïeux sont venus de Pologne, d’Espagne, d’Ukraine, du Panama, du Liban, d’Ecosse, d’Angleterre, d’Algérie, du Mexique. C’étaient des gens qui bougeaient, qui laissaient tout, qui se mariaient avec des gens d’autres pays. C’étaient des personnes bilingues, trilingues. Chrétiens, juifs, musulmans, athées. Ambassadeurs, inventeurs, fermiers, soldats, actrices, rabbins, industriels, musiciennes. Couturières.
Lhasa évoque ses déracinements successifs, son ancrage progressif à Montréal, le langage, la vitalité, la vérité des rêves. Elle raconte comment, en détective intime, elle mène l’enquête au sein de ses sentiments et de ses humeurs. Mon moyen d’investigation, c’est l’émotion. Quelque chose de l’enfance est sauvegardé en elle, quelque chose qui semble coexister avec la lucidité. Elle parle aussi de sa façon d’aimer certaines voix magistrales (Billie Holiday ou la chanteuse mexicaine Chavela Vargas), de les écouter jusqu’à l’usure, de la façon dont elle travaille et compose avec ses musiciens, dans un esprit d’intense coopération, d’apports mutuels. Je ne peux rien réaliser toute seule, j’ai besoin des autres, de leur talent et de leur générosité, de leurs idées et de leur écoute. Bien qu’elle ne réécoute guère ses chansons, elle a cette jolie formule : C’est que j’ai tellement de tendresse pour mes chansons.
Deux très belles pages sont consacrées à l’usage, à l’apprentissage, à l’aventure d’apprivoisement des trois langues qu’elle parle et qu’elle chante : l’anglais (sa langue maternelle), l’espagnol (parlé au Mexique avec ses amis, mais plus profondément, langue de son passé lointain « imprimée dans son ADN »), le français (appris à Montréal).
Ces billets sont ornementés de petites fleurs d’humour original et plaisant. Un billet est consacré à l’écriture avec une très convaincante approche de la mise en mots d’une chanson de Randy Newman qu’elle donne en exemple. Un homme désespérément seul conçoit le rêve d’une histoire d’amour en apercevant dans une cabine téléphonique le numéro d’appel d’une prostituée. Bien mieux, selon elle, tellement plus pertinent qu’une mièvre lamentation sur la solitude des pauvres gens. Lhasa réfute la « collection de bons sentiments qui n’arriveraient jamais à secouer une petite feuille ».
Lhasa revient sur son parcours, son initiation à la scène dans les bars devant un public qu’il faut réellement captiver et conquérir, sa rencontre avec Desrosiers, son essor lent et progressif, la sortie de La Llorona dont elle signe le tableau de couverture.
Elle raconte ses problèmes de voix, les kystes apparus sur ses cordes vocales, la façon dont il a fallu revoir sa pratique du chant.
Très intéressant, me semble-t-il, ce petit chapitre consacré au travail en équipe, en groupe combiné à une réflexion sur la sauvegarde de l’individualité, de l’indépendance et de la liberté. Au final, toute aventure musicale est un chapitre, il s’agit avant tout, sans se lier définitivement, pour le plus grand profit de chacun, de faire « un bout de chemin ensemble ».
J’ai à cœur de dire un mot sur l’aventure picturale de Lhasa, aventure qu’elle commente et qui a progressivement pris de l’importance dans sa vie. Elle a 15 ou 16 ans lorsqu’elle commence par peindre des « visages inventés ». Elle se fait ensuite modèle pour, en échange, prendre des cours gratuitement. Sur un mode proche de l’automatisme, semble-t-il, elle laisse « les images venir ». Son œuvre pictural illustre au plus près ses débats intestins. Elle inaugure ensuite la linogravure et le collage, inspirée par des travaux de Max Ernest qu’elle a admirés à Beaubourg, dans le cadre d’une grande rétrospective sur les surréalistes. Rencontre étonnante, sur le papier, d’un sens de l’humour, d’une subtilité dans l’absurde et d’une dimension poétique et esthétique. Les linogravures, les dessins sont puissants, sombres, violents. Les linogravures sont taillées en force, avec maîtrise, et fondent un univers massif, solide et violemment expressifs. Une linogravure de 1995 intitulée « Elena », une autre, sans titre, reproduite en page 29, sont particulièrement belles et impressionnantes dans leur veine sombre et lourde. Lhasa aime Van Gogh, Rembrandt, Rodin, Redon, Turner, Monet, les peintres américains Andrew Wyeth ou Edward Hopper, la peintre espagnole Remedios Varo ou la peintre britannique Leonora Carrington. Elle garde une profonde estime pour un artiste de son enfance, Arthur Rackham qui illustra notamment les contes de Grimm ou Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. Elle aime encore l’artiste plasticien Nils Udo ou le sculpteur britannique Andy Goldworthy, tous deux maitres du Land art. Elle aime la couleur chez le peintre, dessinateur et graveur japonais Utawaga Hiroshige. Ou encore, certains abstraits comme le peintre français d’origine russe Leon Zack, l’expressionniste abstrait Mark Rothko. Tout cela forme une galerie très universelle, très ouverte, éclectique et relevant d’un goût très mature dans lequel persistent quelques éléments de l’enfance.
Je terminerai mon article avec le chapitre consacré à ces rencontres que Lhasa regarde comme décisives ; celles de Stuart Staples des Tindersticks, de Jérôme Minière (« Dans un magasin qui n’existe pas »), d’Arthur H., de Bratsch (« Nie bouditié), de Bïa,…
Tout cela constitue un livre bref, poignant, qui, par petites touches, révèle sans chercher à le circonscrire l’univers foisonnant d’une personnalité rare résolue à bâtir par le chant, le trait, la couleur, la mémoire, la patiente écoute de soi et le goût des autres un merveilleux nid ambulant en route pour les quatre points cardinaux.
Denys-Louis Colaux, le 2 août 2011.
17:59
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